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Sujets - Fred27

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Le gouvernement ment aux Français, l'énergie éolienne pollue et nous coûte trop cher!

En diffusant sur Envoyé spécial un reportage intitulé: "Éoliennes: le vent de la révolte", France 2 a dévoilé au grand jour l'exaspération généralisée des Français face à la politique agressive et coûteuse du gouvernement en matière d'installation d'éoliennes.

L'installation des aérogénérateurs est un échec écologique, une gabegie financière et un scandale démocratique. De plus en plus de dirigeants, en particulier à droite, découvrent que les lois qu'ils avaient votées après le Grenelle de l'Environnement et que nous avions combattues n'ont absolument pas tenu leurs promesses, bien au contraire.

Tout d'abord le coût financier de l'énergie éolienne s'est avéré exorbitant! Les subventions envisagées pour les seules six centrales éoliennes côtières, "offshore", ont été évaluées par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) en 2017 à 40 milliards d'euros. Ces révélations ont contraint le gouvernement à une mauvaise renégociation avec les industriels maintenant le niveau considérable de subventions à 25 milliards d'euros sur 20 ans et 50 milliards sur 40 ans. A titre de comparaison, le projet d'EPR de Flamanville, décrié à juste titre pour sa mauvaise gestion, restera néanmoins bien plus rentable, en produisant à lui tout seul plus d'électricité pour 11 milliards d'euros sur 60 ans.

La Cour des comptes, dans un rapport de mars 2018, a souligné la faible efficacité du soutien à l'éolien terrestre tout en alertant sur son coût financier astronomique évalué à 4,4 milliards d'euros rien qu'en 2016 et anticipant un essor de ce montant compte tenu des engagements envisagés.

Toutes ces subventions cumulées contribuent pour une grande part à l'explosion de la facture d'électricité des Français qui a progressé de plus de 150 euros en dix ans à cause de la contribution au service public de l'électricité (CSPE) devenue hors de contrôle pour subventionner les énergies éolienne et photovoltaïque. En 2017, son montant total atteint 7 milliards d'euros et passera à plus de 10 milliards d'euros en 2022 pour produire moins de 10% de la consommation électrique!

Avec de tels niveaux de subventions il n'est pas surprenant que la mise en œuvre de la politique éolienne s'accompagne d'un fort développement de la corruption dans le domaine avec des condamnations d'élus pour prise illégale d'intérêt. Le Service central de prévention de la corruption (SCPC) avait déjà officiellement alerté les pouvoirs publics en 2014 sur ce phénomène massif. Espagne, Italie, Belgique, Hollande... aucun pays européen n'échappe à la corruption généralisée dans ce domaine.

Pire encore, ces projets s'imposent à des populations dont l'opinion défavorable est systématiquement bafoué. Or, non seulement les éoliennes détruisent le paysage, ruinent toute possibilité de développement touristique, fragilisent les métiers de la pêche, mais elles dévaluent du jour au lendemain l'ensemble de la valeur des biens immobiliser des habitants, injustement spoliés.

Dans de telles conditions, comment accepter que la France se soit donnée pour objectif de multiplier par trois son parc éolien quitte à supprimer les voies de recours des riverains?

Enfin, les éoliennes aggravent nos principaux problèmes écologiques.

Utilisation de terres rares extraites dans des conditions déplorables en Chine, déchets des éoliennes désinstallées non recyclables, bétonnage des sols et des mers, dégradation massive des paysages, les éoliennes dégradent notre environnement et le cadre de vie de nos concitoyens.

Les caprices du vent et l'impossibilité de stocker l'énergie éolienne obligent les fournisseurs d'électricité à compenser ces graves défauts par des centrales à charbon et à gaz très polluantes!

Ainsi la baisse de la production nucléaire en France depuis trois ans et la hausse de la production éolienne ont fait augmenter les émissions de CO2 du système électrique français de 20%!

Contrairement à ce qu'affirme la propagande gouvernementale, les éoliennes aggravent donc le réchauffement climatique alors que la France avait le mix électrique le plus décarboné des grands pays industriels, un comble!

Nous sommes très loin de l'image sympathique et écologique que tente de diffuser le marketing des industriels et des lobbies du vent en lien avec les partis politiques dits "écologistes" qui se sont transformés en représentants de l'écolo-business.

Et désormais, un énorme doute gagne la population et les institutions. Les différents sondages montrent une très forte opposition qui a d'ailleurs été mise en avant par Nicolas Hulot pour justifier sa démission sur France Inter.

Il n'est plus possible de voir la France défigurée de la sorte par des éoliennes coûteuses qui aggravent nos problèmes écologiques sans offrir la moindre solution!

Source:
https://www.huffingtonpost.fr/nicolas-dupont-aignan/le-gouvernement-ment-aux-francais-lenergie-eolienne-pollue-et-nous-coute-trop-cher_a_23532575/

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Information Public / Le scandale éolien par Antoine Waechter
« le: Juillet 27, 2018, 12:33:38 pm »
Antoine Waechter
 
Le développement de l’éolien terrestre repose sur une escroquerie intellectuelle et politique

Après avoir colonisé les champs de betteraves et de céréales de la Picardie et de la Champagne, les aérogénérateurs investissent dorénavant les reliefs boisé de la basse montagne, dénaturant les plus beaux territoires de France et dégradant l’environnement de dizaines de milliers de personnes.

L’énergie éolienne a, semble-t-il, la sympathie d’une petite majorité de nos concitoyens, mais suscite des dizaines de procès devant la juridiction administrative. Cette réalité contrastées oppose ceux qui ne connaissent que les photographies de pales blanches sur un fond de ciel bleu à ceux qui vivent la proximité de ces monstres technologiques. L’adhésion repose sur une double escroquerie intellectuelle et politique : l’éolien serait nécessaire pour se passer du nucléaire et pour limiter les gaz à effet de serre, plus largement l’avenir appartiendrait aux énergies renouvelables.

Au niveau actuel de consommation énergétique, le renouvelable est parfaitement incapable de remplacer les énergies à haute densité comme le pétrole et l’atome. Il serait nécessaire d’abîmer tous les cours d’eau, de piller la forêt et de couvrir la France de panneaux solaires et de mâts géants pour atteindre cet objectif. Le cœur de la transition énergétique ne peut raisonnablement être qu’une réduction radicale de la consommation : tous les connaisseurs en conviennent. L’escroquerie politique est de taire cette vérité. L’investissement dans les nouvelles technologies de production d’électricité en veillant à ne rien changer à nos modes de vie et à notre organisation socio-économique consiste à poursuivre le modèle de développement à l’œuvre depuis près de deux siècles. C’est plus confortable politiquement… et nous achemine vers l’impasse en toute bonne conscience.

L’éolien n’est pas une alternative au nucléaire. La loi de transition énergétique a inscrit dans le marbre le niveau de production actuelle. L’EPR de Flamanville, qui aura coûté plus de 10 milliards d’euros, est annoncé pour une durée de vie d’au moins 60 ans. Un Etat qui a décidé de sortir du nucléaire n’équipe pas le pays en centrales pour le prochain demi-siècle. La réduction promise de la part de l’atome n’est qu’une illusion d’optique : l’accroissement de la consommation d’électricité, voulu par la loi (notamment par une électrification du parc automobile), conduit mécaniquement à diminuer la part relative sans avoir à modifier la trajectoire du modèle.

Enfin, l’éolien n’a pas sa place dans un mixte énergétique dominé par le nucléaire. Une énergie aléatoire suppose des relais rapidement mis en œuvre, comme des centrales hydroélectriques ou des centrales thermiques. L’hydroélectricité étant à peu près totalement mobilisée, le développement des centrales au gaz est le corolaire obligé de l’éolien. En d’autres termes, le développement de l’éolien exige le développement conjoint de centrales mobilisant des énergies fossiles et ne constitue pas, en soi, une réponse à la dérive climatique. L’Allemagne, qui est en voie de fermer toutes ses centrales nucléaires, est aujourd’hui l’un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre de l’Union européenne.

Des milliers de personnes en souffrance

La multiplication des parc éoliens massacre les paysages de France et provoque la souffrance de milliers de personnes. La course aux autorisations d’implanter conduit à coloniser des territoires sans vent comme l’Est du pays, hier considérés comme inaptes aux éoliennes. Pour atteindre la rentabilité, les développeurs installent dorénavant des engins de 200 mètres de haut (pâles + mât), soit 4 à 6 fois plus que les objets déjà existants comme les clochers, les flèches de cathédrale, les pylônes de lignes très haute tension…

De grands voiliers, comme les rapaces, sont tués par les pâles, tandis les poumons des chauves-souris éclatent sous l’effet de la dépression d’air créés par leur mouvement. Chaque éolienne vide un espace d’environ 1,8 hectare de tout vertébré (oiseaux et mammifères notamment), soit 9 hectares par parc de 5 machines, ce qui est sans incidence majeure dans un champ de maïs, mais très impactant au-dessus d’une forêt.

L’Académie de médecine a recensé tous les troubles suscités par la proximité d’un aérogénérateur, dans un rapport très complet publié en juillet 2017 : création de conditions favorables aux crises d’épilepsie, effet stroboscopique lié à l’ombre portée des pâles sur les maisons, malaises liées aux ultrasons produits par les vibrations des mâts, nuisances sonores. Le bruit du puissant brassage d’air (la prévision des zones de nuisances est complexe) fatigue le système nerveux par sa permanence comme la goutte d’eau qui tombe des heures durant. La nuit noire étoilée est rompue par les flash rouges qui signalent les mâts aux avions : impossible de retrouver le charme d’un dîner en plein-air par une nuit douce d’été lorsque ces éclairs lumineux vous rappellent en permanence la présence de cette zone industrielle dédiée au vent.

Le scandale de l’Etat complice

Le scandale tient au fait que l’Etat a livré le pays aux spéculateurs du vent. Vous devez déposer un permis de construire pour édifier une maisonnette de 20 m² de surface habitable et d’une hauteur de 2,5 mètres. L’installation d’un aérogénérateur de 200 mètres de haut assis sur un bloc de béton de 75 tonnes et 200 m² de surface est exonéré de permis de construire ! L’implantation n’est soumise à aucune planification : les zones de développement éolien, déjà peu démocratiques dans leur élaboration, ont été supprimées en 2015. La décision du Sénat d’imposer une distance minimale de 1000 mètres entre une éolienne et une habitation a été annulée par le Gouvernement Vals. La Bavière vient d’instaurer une distance égale à 10 fois la hauteur de la machine, soit 2000 mètres pour une hauteur de 200 mètres ; l’Académie de médecine avait recommandé 1500 mètres voici quelques années déjà.

L’Etat ne cesse de faire évoluer les règles pour satisfaire le lobby des spéculateurs du vent. Dernier cadeau annoncé : le secrétaire d’Etat auprès de Nicola Hulot veut rendre plus difficile les recours contentieux des associations (même logique que François Hollande qui, pour protéger la promotion immobilière, a, par les ordonnances de février 2014, rendu plus difficile le recours des citoyens). L’éolien ne fait pas bon ménage avec la démocratie. Les projets d’aérogénérateurs ne font jamais l’objet d’un référendum local et se développe le plus souvent dans la plus grande discrétion pour ne pas alerter les défenseurs du paysage et du cadre de vie.

Ainsi, loin de défendre la population, l’Etat fait le jeu des spéculateurs internationaux du vent contre l’intérêt des Français.

L’énergie entre les mains du capitalisme international

L’installation d’un parc éolien se joue en deux temps. Dans un premier temps, un développeur d’éoliennes contacte les maires situés près d’une ligne électrique et lui vante les bénéfices financiers à attendre d’une implantation. En cas d’accord, il monte le dossier, fait faire les études (souvent affligeantes en ce qui concerne le paysage, l’impact sur la santé publique et sur la faune), contribue à l’enquête publique, défend le projet devant le tribunal administratif. Coût de l’opération : environ 1 million d’euros.

L’autorisation obtenue est mis en vente sur le marché mondial. Elle est acquise le plus souvent par des fonds de pension américains, britanniques, canadiens.. par des pétroliers…, pour une somme de l’ordre de 15 millions d’euros pour un parc de 5 aérogénérateurs. L’acheteur dépensera encore quelques millions d’euros pour l’acquisition des machines et leur montage. Il vendra sa production à EDF qui est tenu de la racheter à un prix supérieur au prix de marché de l’électricité pendant une durée contractuelle de 10 ans. La différence est payé par la taxe dite contribution au service public de l’électricité (CSPE) que paient dorénavant tous les consommateurs d’énergie. Cette taxe vient encore d’augmenter.

Tous les acteurs gagnent, sauf le consommateur français. Le développement de l’éolien industriel est d’abord une affaire de gros sous : la principale motivation n’est pas de produire des kW/heure mais des euros dans un cadre sans risque puisque garanti par l’Etat.

L’une des conséquences de ce développement est de placer l’appareil de production énergétique d’origine éolienne entre les mains de capitaux étrangers : les consommateurs français sont ainsi appelés à contribuer aux retraites des Américains et des Britanniques.

Pour une transition énergétique intelligente

Il ne s’agit pas de mener une guerre idéologique contre les aérogénérateurs industriels, mais d’exiger que l’Etat reprennent la main sur le développement de l’éolien en localisant les zones d’implantation et en précisant des modalités qui préservent les paysages, la population et la démocratie. Une transition énergétique intelligente suppose le courage de fixer comme objectif central la réduction de la consommation d’énergie, quelle qu’en soit la source, et de définir une stratégie au service de cet objectif : interdiction du chauffage électrique, limitation des éclairages nocturnes, réduction des déplacements imposés en voiture par une interdiction de construire des zones d’activités près des échangeurs routiers et de grandes surfaces commerciales en périphérie de ville, isolation des bâtiments, interdiction de construire des bâtiments énergivores….

A chaque région, un mixte énergétique conforme à son tempérament. Les aérogénérateurs n’ont pas leur place dans les espaces naturels, les montagnes et les forêts, ni dans le champ de visibilité de nos monuments.

L’Etat protège-t-il les intérêts de grands groupes financiers ou la santé et le cadre de vie des Français ? Très clairement, les décisions prises au cours des dix dernières années profitent à la finance internationale au détriment des gens.

Antoine WAECHTER

Dès le début des années 1970, Antoine Waechter estime que l'action écologiste doit dépasser le cadre des associations et se développer dans un véritable parti politique. C'est ainsi qu'il crée le mouvement Écologie et Survie en 1973. Face à Brice Lalonde qui préfère agir à travers des réseaux associatifs tels que Les Amis de la Terre, Waechter participe à la création du Mouvement d'écologie politique (MEP) puis participe à la création des Verts.

Il refuse toutefois d'inscrire ce parti dans la séparation traditionnelle gauche/droite sur l'échiquier politique. Jusqu'au début des années 1990, il parvient à maintenir les Verts dans une stratégie qui officiellement se place à égale distance entre la droite et la gauche. Lorsque la majorité du parti des Verts, maintenant l'idée que l'écologie politique est certes une nouvelle pensée politique, décide néanmoins de s'assumer comme héritière des combats historiques de la gauche et de n'accepter d'alliances qu'avec elle, Antoine Waechter, mis en minorité, fait scission et crée un nouveau parti, le Mouvement écologiste indépendant (MEI).

Antoine Waechter, auteur d'ouvrages naturalistes, s'oppose à l'anthropocentrisme de la société moderne. Il rejette en particulier le terme « environnement », qui supposerait que la nature ne doit être conservée que pour servir de cadre de vie à l'homme. La nature est « tout ce qui naît, vit et meurt hors de la maîtrise de l'Homme ». L'homme, selon lui, a le devoir moral de respecter la vie : sa pensée sur ce points s'inscrit dans la ligne de l'œuvre du naturaliste Robert Hainard et de son compatriote Albert Schweitzer.

Il affirme l'impossibilité d'une « croissance infinie dans un monde limité »12 et décrit les risques posés par l'explosion démographique, la mobilité accrue et les évolutions techniques non maîtrisées.


Mandats politiques
Ancien Député européen . Président de la commission parlementaire de développement régional et d'aménagement du territoire.
Conseiller régional d'Alsace de 1986 à 1989, de 1992 à 1998 et de 2010 à 2015 ;
Vice-président du Conseil régional d'Alsace de 1989 à 1991 et de 1992 à 1998 ;
Conseiller municipal de Mulhouse de 1989 à 1994 ;

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Paris le 26 juillet  2018         

Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable

La totalité du parc éolien français à l’arrêt

Aujourd'hui 26 juillet 2018 à 10h45,  en pleine canicule, les  8.000 éoliennes présentes sur le territoire français sont à l'arrêt par manque de vent.
Selon le site officiel Eco2mix (1) du réseau de transport de l’électricité (RTE), la production  instantanée de ces machines  est tombée à 442 MW,  soit 0,6% de la production totale d’électricité de 69.190 MW.

La Fédération Environnement Durable considère que vouloir, comme le demande le Ministère de l’environnement,  continuer à implanter des nouvelles éoliennes sur la France n’est plus acceptable.

Les  coûts  pour le consommateur d’électricité ne cessent de flamber  à travers une taxe, la contribution au service public de l'électricité (CSPE), qui  a dépassé les 20%  en 2017 et qui vient d'être  jugée illégale par la cour Européenne de justice,  dans son arrêté du 25 juillet 2018 (3)

En France, de son côté  la Cour des comptes, a récemment alerté le gouvernement dans son rapport sur la  dépense d'argent public pour les  Energies Renouvelables (Enr) dont l'éolien est le pivot et dont la finalité est maintenant fortement controversée . Elle a estimé comme «  faramineux, soit, à hauteur de 121 milliards d'euros »,  le surcoût des Enr.
 
Contact presse
Jean-Louis Butré       
contact@environnementdurable.net
06 80 99 38 08
           
(1) https://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique

(2) http://huet.blog.lemonde.fr/2018/04/19/la-cour-des-comptes-alerte-sur-le-cout-des-enr/
 
(3)http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-justice-europeenne-ouvre-la-porte-au-remboursement-de-la-cspe,92992
 

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Le parc d’éoliennes français doit encore s’étendre dans les prochaines années, avec notamment des mâts plus élevés, pour capter les vents d’altitude. Une prolifération qui suscite le mécontentement de certains riverains. Existe-t-il des risques sanitaires à vivre à proximité d’éoliennes ? Patrice Tran Ba Huy, professeur d’ORL et coordinateur d’un récent rapport sur le sujet pour le compte de l’Académie nationale de médecine, nous répond.
Publié le 28/09/2017

Vertiges, migraines, nausées, sensations d’étouffement, bourdonnements d’oreille, tachycardie, troubles du sommeil, anxiété, dysfonction cognitive, perturbations des activités quotidiennes ou encore troubles de la vision : divers symptômes ont été décrits par les personnes habitant à proximité de champs d’éoliennes.
Les associations de défense des riverains incriminent notamment les infrasons et les basses fréquences produits par ces machines, l’effet stroboscopique du passage des pales, la pollution lumineuse nocturne (lumière clignotante au sommet des mâts) et les « courants telluriques » qui seraient générés par le réseau électrique.

– Vous êtes l’auteur principal d’un rapport sur l’impact des éoliennes sur la santé. Quelles raisons ont poussé l’Académie à se pencher sur ce sujet ?
Professeur Patrice Tran Ba Huy : C’est en réalité la seconde fois que l’Académie nationale de médecine s’interroge sur cette question. Dès 2006, attentive aux plaintes exprimées par les citoyens, elle s’était intéressée à cette source d’énergie émergente, considérée par les pouvoirs publics comme résolument non polluante. Rédigé sous l’autorité du Professeur Claude Henri Chouard, ORL, le rapport « Le retentissement du fonctionnement des éoliennes sur la santé de l’homme » portait plus spécifiquement sur les nuisances sonores produites par ces dispositifs et la manière dont ces nuisances étaient perçues par les populations [1]. Le rapport rédigé par notre groupe de travail et présenté en mai 2017 à l’Académie s’inscrit dans la continuité de ce travail, compilant dix années de recherche sur le sujet tant en France que dans le reste du monde…[2]

– Que regroupe véritablement le « syndrome des éoliennes » dénoncé par les riverains ?
P. TBH. : Ce syndrome reste encore mal connu. Il rassemble des signes neurologiques (céphalées, acouphènes, troubles de l’équilibre), psychologiques (stress, dépression, irritabilité, anxiété, troubles de la mémoire, problèmes de concentration…), endocriniens (perturbations de la sécrétion d’hormones stéroïdes…), cardiovasculaires (hypertension, tachycardie…) ainsi que de nombreux autres signes plus généraux. Le problème vient du fait que ces symptômes ne sont pas spécifiques. En outre, une partie d’entre eux est très subjective… D’où la difficulté d’identifier clairement le lien entre la présence des éoliennes, les nuisances qu’elles engendrent (acoustiques, visuelles, électromagnétiques…) et la survenue de tous ces symptômes. Par ailleurs, ces manifestations ne touchent pas l’ensemble des riverains mais seulement une fraction d’entre eux.
« Le rotor de l’éolienne et la rotation des pales génèrent principalement des basses fréquences (20 à 100 Hz) et des infrasons (inférieurs à 20 Hz). »

– Quelles sont les nuisances identifiées ?
P. TBH. : Si les nuisances visuelles sont indéniables, le bruit est de loin la plainte la plus fréquente. Le rotor de l’éolienne et la rotation des pales génèrent principalement des basses fréquences (20 à 100 Hz) et des infrasons (inférieurs à 20 Hz). Toutefois, leur intensité ne dépasse pas 60 dB, c’est-à-dire sensiblement moins que les nuisances sonores engendrées de manière naturelle (vagues, chutes d’eau, tremblements de terre…) ou artificielle (trafic routier ou aérien, compresseur…)

Il est peu probable qu’aux intensités ainsi définies, les infrasons puissent être perceptibles par l’oreille humaine, ce qui ne signifie toutefois pas qu’ils ne puissent pas être ressentis par le corps. Quant au bruit éolien « entendu » et « rajouté » au bruit résiduel (bruit de fond), il est donc essentiellement composé de basses fréquences. Mais là encore, son intensité reste dans les limites acceptables.


– Comment expliquer que ces infrasons et ces basses fréquences, finalement modérément intenses, puissent engendrer les symptômes, parfois intolérables, décrits par certains riverains ?
P. TBH. : Plusieurs pistes sont à l’étude. Parmi elles une stimulation des otolithes [3] qui jouent un rôle important dans la perception de l’équilibre. Une autre étude incrimine les pulsations pressionnelles infrasoniques qui pourraient stimuler le système vestibulaire, lui aussi essentiel dans les mécanismes de l’équilibre. La propagation des ondes basse fréquence pourrait également être ressentie par le corps lui-même, notamment les organes creux, susceptibles d’entrer en résonnance. Il reste encore beaucoup d’inconnues pour comprendre l’impact de ces éoliennes sur la santé des citoyens.

– On ne peut donc pas affirmer que ces installations seraient responsables de maladies environnementales ?
P. TBH. : L’éolien terrestre ne semble pas induire directement des pathologies organiques, mais il affecte au travers de ses nuisances sonores et surtout visuelles, la qualité de vie d’une partie des riverains et donc leur « état de complet bien-être physique, mental et social » qui définit aujourd’hui, selon l’OMS, le concept de santé.
« L’éolien terrestre ne semble pas induire directement des pathologies organiques, mais il affecte au travers de ses nuisances sonores et surtout visuelles, la qualité de vie d’une partie des riverains »


– In fine, quelles sont les recommandations auxquelles vous aboutissez ?
P. TBH. : Le rapport de 2006 recommandait la réalisation d’une enquête épidémiologique approfondie sur les dommages sanitaires, notamment auditifs, causés par les éoliennes. Il recommandait également la suspension à titre conservatoire de la construction d’éoliennes d’une puissance supérieure à 2,5 MW à moins de 1 500 mètres des habitations. Enfin, il suggérait de considérer les éoliennes comme des installations industrielles et qu’à ce titre, elles soient soumises aux mêmes contraintes et réglementations, notamment en matière de nuisances sonores. Dans les faits, ces recommandations ont été peu suivies d’effets. La réglementation actuelle, issue des pourparlers du Grenelle de l’environnement, fixe à 500 mètres (et non 1 500) la distance minimale entre les habitations et les installations. De plus, aucune enquête épidémiologique d’envergure n’a été initiée. On ne peut que le regretter.
La question est pourtant d’actualité. Les autorités prévoient que la part de l’éolien dans la consommation électrique passera de 5 % actuellement à 10 % en 2023. Cela ne peut se faire sans multiplier les champs d’éoliennes sur le territoire et recourir à des modèles plus puissants que ceux actuellement utilisés. Il faudra donc savoir si ces derniers ont un impact sanitaire et lequel. Le groupe de travail que j’ai présidé jusqu’en mai 2017 a notamment rappelé la nécessité d’entreprendre une étude épidémiologique prospective sur les nuisances sanitaires des éoliennes.

 
[1]  Vous pouvez accéder au communiqué de l’Académie Nationale de Médecine sur le rapport de 2006 en cliquant sur ce lien : http://www.academie-medecine.fr/publication100035507/
[2] Vous pouvez consulter le rapport de 2017 dans son intégralité en cliquant sur ce lien :http://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2017/05/Rapport-sur-les-%C3%A9oliennes-M-Tran-ba-huy-version-3-mai-2017.pdf
http://www.academie-medecine.fr/wp-content/uploads/2017/05/Rapport-sur-les-%C3%A9oliennes-M-Tran-ba-huy-version-3-mai-2017.pdf
[3] Les otolithes sont des cristaux calcaires du liquide endolymphatique, en contact avec les cils des cellules sensorielles dans l’oreille interne, qui servent au sens de l’équilibre.

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Entretien. Avec le “One planet summit”, la France n’a parlé que de transition écologique et d’énergies renouvelables. Jean-Louis Butré, Président de la Fédération Environnement Durable (FDE), qui regroupe plus de mille associations confrontées à l’éolien, revient sur la réalité concrète de cette source d’énergie. Et promet un avenir compliqué à EDF, qui s’engage chaque jour plus avant dans cette impasse technologique et financière.

Valeurs actuelles.
Comment définiriez-vous la situation actuelle, en France, sur le front de l’éolien ?
Jean-Louis Butré. Aujourd’hui en France 7000 éoliennes terrestres sont en fonctionnement. Selon les dernières informations données par le Ministre de l’Environnement Nicolas Hulot, 20000 sont à venir à l’horizon 2023. Ces  machines, qui peuvent atteindre désormais 230 mètres de haut et être implantées à 500 m d’une habitation,  sont  composées  d’un socle de béton armé de 1500 tonnes, d’un mât en acier ou en béton de plus de 100 mètres et d’une nacelle contenant le générateur d’électricité entraîné par une hélice tripale. Chaque pale peut atteindre 60 mètres.  La nacelle pèse plus de 70 tonnes. Le coût complet de sa construction est de l’ordre de 3 millions d’euros. Voilà pour l’objet en lui-même.

Ce qu’il faut noter ensuite, c’est qu’il  n’y pas d’industrie française de fabrication d’éoliennes terrestres. Elles sont toutes  importées, principalement d’Allemagne et du Danemark, pour un montant total de 21 milliards d’euros.
Enfin, malgré leur gigantisme, toutes ces éoliennes, du fait de leur productivité annuelle dérisoire (environ 23%) ne fabriquent aujourd’hui qu’une quantité d’électricité minime, correspondant à 4%  du total  de l’électricité de la France.

Qu’en est-il des recours parfois déposés contre les mairies ?

La FED estime  que plus de 30%  des parcs éoliens en fonctionnement ont été construits ou vont l’être sur terrains appartenant à des élus locaux. S’il est prouvé que ces élus ont pris part au processus décisionnel, ces pratiques correspondent à des prises illégales d’intérêts  qui ont  été dénoncées dès  2015 par les rapports du  Service Central de Prévention de la Corruption. Des condamnations ont été prononcées dont la perte des droits civiques pour un maire. Des  procès sont en cours. Dans le cadre de la construction des 2000 nouveaux parcs éoliens programmés pour 2023 par la “Transition Énergétique”, ce phénomène d’une ampleur inégalée pourrait conduire à la corruption de près  de mille communes rurales par les éoliennes. Une situation qui jetterait le discrédit sur l’ensemble de la classe politique.

L’éolien offshore est-il plus intéressant ?

En France, Il ne s’agit pas d’éoliennes offshores mais d’éoliennes terrestres  dites “les pieds dans l’eau” qui n’ont rien à voir avec celles implantées en pleine Mer du nord, balayées par des vents forts et constants où la productivité des éoliennes peut atteindre 43%. Six chantiers éoliens français, (1200 machines), sont programmés au raz  des côtes de la Manche et sur la façade atlantique : Le Tréport/Dieppe, Fécamp, Arromanches/Courseulles, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire/La Baule, les îles d’Yeu et Noirmoutier. EDF sera obligée par l’Etat d’acheter cette  électricité offshore à plus de 22 centimes d’euro le kWh  alors que sur le prix de l’électricité se négocie en dessous de 3 centimes d’euro le kWh. C’est soit 7 fois moins ! Cette  dissimulation de  la réalité du coût de l’éolien en mer  est porteuse de conséquences sociales très graves : qu’adviendra-t-il des huit millions de ménages les plus défavorisés, quand leur facture d’électricité aura doublée et  qu’ils ne pourront plus la payer ?

Les entreprises françaises sont-elles au moins impliquées dans ces projets ?

C’est le credo officiel. Après plus d’une décennie passée à essayer d’imposer ce programme terrestre et offshore, l’argumentaire des gouvernements successifs relayés par l’Agence de maitrise de l’énergie (Ademe),  a été  basé sur le développement d’une filière industrielle française de fabrication d’éoliennes et sur la création de dizaines de milliers d’emplois. On en est très loin : les deux sociétés qui devaient relever ce défi, Alstom et Areva, ont fait  défection. Alstom, pourtant un des fleurons de l’industrie française, a été vendu à l’américain General Electric, et Areva a sombré  corps et biens dans l’éolien maritime. Après avoir programmé le massacre de la France par 20.000 éoliennes terrestres géantes importées de France et du Danemark, nos dirigeants ont donc désormais décidé de saccager aussi un littoral jusqu’ici préservé, au mépris de l’économie locale et de la protection indispensable de l’océan.

De manière générale, comment expliquez-vous le succès de ce qui s’apparente pourtant assez fortement à une impasse électrique, écologique et financière ?

L’éolien n’est ni une affaire  d’électricité, ni d’environnement ni de sauvetage de la planète. C’est un “big business” ou des  multinationales, des banques, des affairistes  et même certains escrocs font des fortunes gigantesques. Ils pillent les consommateurs à qui ils font croire qu’ils leur vendent une électricité  verte, vertueuse et  gratuite qui va sauver le monde. Cette   électricité éolienne est dispersée sur le territoire, ce qui entraine la construction d’un nouveau réseau de collecte et de distribution d’électricité, des milliers de kilomètres de lignes électriques, des milliers de pylônes et de transformateurs. En outre, comme il s’agit d’une électricité intermittente, en l’absence de vent ce sont  des centrales thermiques qui prennent le relais et émettent des gaz à effet de serre.

Comment cette gigantesque machine s’est-elle mise en place ?


''C’est Yves Cochet, ancien ministre de  l’Environnement du gouvernement Jospin, qu’on surnommait “le barde délirant de l’éolien”, qui a engagé la France dans cette gabegie''.


  Il était le “chef” du groupe des  Verts à l’Assemblée nationale et avait publié en 2005 « Pétrole apocalypse », un livre  dont toutes les prévisions se sont révélées fausses.  Il  a inventé le  système de tarif de rachat de l’électricité éolienne, par le groupe EDF à un prix garanti, anormalement élevé, obligatoire et prioritaire sur 15 ans. Pour combler le  gouffre financier  ainsi  créé les consommateurs s’acquittent d’une taxe, la CSPE, qui atteint aujourd'hui 23% du montant de leur facture. C’est grâce à ce système de subventions cachées que des fortunes individuelles gigantesques se sont faites. Pour ne citer que les plus  célèbres : EnR, la filiale d’EDF chargée du développement des énergies renouvelables, c’est-à-dire principalement de l’éolien, a été rachetée à Pâris Moratoglou. Cet homme d’affaires avisé, père du très médiatique Patrick, (coach de Serena Willams) a convaincu, voilà quinze ans, EDF d’entrer dans le capital de sa société, SIIF, rebaptisée EDF Énergies nouvelles. Prix du « cadeau » : 800 millions d’euros. En 2007, Jean-Michel Germa, frère jumeaux de l’ancien Directeur Général de WWF, a  revendu la moitié de sa société « La compagnie du vent » à GDF-Suez qui l’avait valorisée à 753 millions d’euros. Là aussi, un joli jackpot.

Présent au dernier Congrès des climato-réalistes, vous avez notamment affirmé : “l’évolution d’EDF donne le frisson”. Qu’entendiez-vous par là ?

Ce sont des chiffres connus de tous mais il est important de les rappeler. En 2016, EDF, premier producteur mondial d’électricité employait  155000 salariés dans le monde dont 129000 en France. Sa situation économique est alors  fortement dégradée : des fonds propres inférieurs à 20 milliards d’euros, une action en forte baisse (- 66 % depuis 2014), un endettement qui s'est envolé (40 milliards, soit plus de la moitié de son chiffre d’affaire), des retraites non provisionnées évaluées à plus de 60 milliards d’euros, une fusion périlleuse en cours avec Areva qui totalise de son côté 4,8 milliards de pertes. Ces difficultés se sont traduites par la sortie d’EDF du CAC 40 fin 2015, la démission de son directeur financier début 2016, l’abaissement de la note du groupe par l’agence Standard & Poor’s et son déclassement par l’agence Moody’s. Un déclin confirmé début 2017 par  l’annonce de plusieurs milliers de suppressions de postes à venir. C’est  un scénario de faillite programmée.

Vous dénoncez une stratégie de communication “médiatiquement suicidaire” ?

Ces événements posent la question du bien-fondé de la stratégie du groupe et de la responsabilité des Energies Renouvelables (EnR) dans son déclin. Les Energie renouvelables solaire et éolien (hors hydraulique) ne représentent que 2% de la production d’électricité du groupe : c’est une infime partie ! La fameuse filiale EDF  Energie Nouvelles  n’emploie que 3000 collaborateurs dans le monde  et seulement 1400 en France, soit 1,1 %  de l’effectif national. En revanche, la stratégie agressive de communication de cette filiale, appuyée par l'Ademe et le Ministère de l’environnement, conduit à faire croire aux décideurs politiques et aux citoyens que l’avenir d'EDF et de ses salariés est  basé sur les énergies renouvelables. Celles-ci, parées de toutes les vertus écologiques, ont pratiquement occulté les autres. L’annonce récente du président d’EDF d’investir 25 milliards d’euros dans le solaire fait partie de de plan de communication destiné à masquer les difficultés financières gigantesques de cette entreprise.

Vous dites que des scenarii de démantèlements sont actuellement en cours d’élaboration à Bercy – c’est du roman d’anticipation ?

EDF a un énorme besoin d’argent, notamment pour assurer l’avenir de son parc nucléaire dont la sécurité inquiète beaucoup de spécialistes. Pour trouver ces sommes, plusieurs  scénarii  sont en cours d’étude à Bercy. Certains datent même probablement de l’époque ou Emmanuel Macron était ministre de l’économie. Des projets envisagent ainsi la  séparation du groupe en  plusieurs entités dont certaines seraient cédées à des repreneurs pouvant être des groupes étrangers qui entreraient progressivement dans le capital de ces nouvelles entités. Pour sauver EDF  de l’asphyxie financière, le découpage  entre activités nucléaires et activités non nucléaires est une des pistes  possibles. Selon certaines sources, des groupes financiers internationaux ont flairé l’hallali et travailleraient sur ces hypothèses de démantèlement et de rachat total ou partiel.

"Il s’agirait en réalité d’une sorte de mécano de dépeçage progressif  d’EDF comme l’ont connu de nombreuses filières industrielles de notre pays avec perte de contrôle de l’Etat français au profit de multinationales concurrentes."

Ne craignez-vous que, par une sorte de dernière ironie, on mette alors la faillite de l’entreprise sur le compte de sa “stratégie du tout-nucléaire” ?

Il est certain que le nucléaire sera toujours le coupable idéal. Depuis des années, une campagne médiatique gigantesque détruit systématiquement l’image de la filière nucléaire française. Résultat : selon certains sondages 77% % des français sont aujourd’hui antinucléaires alors que c’est cette filière qui fournit plus de 75% de l’électricité des ménages. On peut s’interroger sur les mécanismes à l’œuvre dans  cette campagne de dénigrement et plus particulièrement les motivations de certaines ONG.

Vous pointez notamment du doigt le double jeu de Greenpeace…

Un rapport de de Thibault Kerlirzin, de l’Ecole de Guerre Economique,  explique que  Greenpeace  possède une branche business, Greenpeace Energy, dont la filiale Planet Energy investit dans les centrales électriques “propres” et a déjà construit dix parcs éoliens. En Allemagne comme à l’étranger, Planet Energy a plusieurs partenaires dont Vestas Wind Systems, le plus grand fabricant mondial d’éoliennes. Greenpeace Pays-Bas est aussi  actionnaire de longue date de la Triodos Bank, dont le fonds dédié au développement durable a Vestas pour premier investissement. Sven Teske, cofondateur de Greenpeace Energy, a été en 2012 le directeur de projet et principal auteur d’un rapport coécrit qui portait sur la “révolution énergétique”, coécrit avec le Global Wind Energy Council (GWEC), la “voix de l’industrie de l’énergie éolienne mondiale”, et l’European Renewable Energy Council (EREC), organisation parapluie de l’industrie des énergies renouvelables. Pour aller au but je poserais deux questions : Greenpeace est-elle une ONG uniquement au service de l’écologie  ou le cheval de Troie de multinationales qui rôdent autour d’un démantèlement  d’EDF ? Quel est le rôle de la  filiale Enr qui, par sa publicité et son action sur le terrain, détruit médiatiquement la filière nucléaire  de sa maison mère EDF ?

Source:
https://www.valeursactuelles.com/societe/entretien-jean-louis-butre-eoliennes-le-suicide-dedf-91507

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Par Loïc Chauveau le 18.11.2017 à 14h00

La France prend du retard dans ses objectifs de développement de l’éolien terrestre en partie à cause des recours déposés systématiquement contre les parcs. Les industriels misent aujourd’hui sur la concertation et sur des assouplissements réglementaires.

MIX. La renonciation soudaine de Nicolas Hulot à l'objectif de la loi de transition énergétique d'une réduction à 50% de l'énergie nucléaire dans le mix énergétique a mis en exergue le retard que prend la principale source des renouvelables, l'éolien. Aujourd'hui, la capacité installée de ce secteur est de 12,8 GigaWatts (GW). " Avec 1,627GW supplémentaires connectés au réseau ces douze derniers mois, nous avons réalisé le meilleur score de notre histoire, se félicite Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER) lors du colloque organisé par la filière éolienne le 16 novembre dernier. Ce n'est cependant pas suffisant pour atteindre les objectifs à 2030 ".

Car le SER a enterré l'échéance de 2025 pourtant inscrite dans la loi. Les industriels tablent en effet sur une fourchette de puissance installée pour 2023 située entre 21,8GW et 26GW. Or, selon les scénarios de Réseau de transport de l'électricité (RTE), il faudrait avoir installé 30GW d'éolien terrestre en 2025 pour atteindre seulement 34% de part d'énergie renouvelable dans le mix énergétique. Ce résultat ne permet pas de réduire la part du nucléaire à 50% sans devoir construire 11MW de centrales à gaz. Avec à la clé une augmentation des gaz à effet de serre que le ministre de la Transition écologique veut à tout prix éviter. "Dès l'adoption de la loi, nous savions que cet objectif était irréaliste ", reconnaît, désabusé, Jean-Louis Bal.

Radars militaires et oppositions idéologiques

INCOMPATIBILITÉ. Le secteur des énergies renouvelables prend donc du retard et peine à suivre les trajectoires que lui proposent les pouvoirs publics. C'est que l'installation des éoliennes est particulièrement freinée sur le territoire. L'une des causes, c'est l'incompatibilité de ces mâts avec les zones de survol aérien et les radars militaires. Les éoliennes sont accusées de troubler le travail de surveillance du territoire. "En Bretagne, pourtant région pionnière de l'éolien, il ne reste que 4% de la surface où on peut installer des parcs, le reste étant interdit par la Défense nationale ", raconte Gwenaëlle Huet, Présidente de la commission éolienne du SER. Des négociations sont donc en cours avec le ministère de la Défense pour que surveillance du territoire et développement de l'éolien deviennent compatibles.

La question de l'acceptation des parcs éoliens par les populations riveraines est bien plus épineuse. Si le délai moyen de réalisation d'un parc en France excède les huit années (contre trois à quatre ans en Allemagne), c'est bien à cause des recours juridiques. " Tous les projets sont systématiquement attaqués, la plupart du temps pour des raisons idéologiques d'opposition aux énergies renouvelables ", dénonce Jean-Louis Bal. Ainsi, la Fédération énergie durable revendique ces procédures juridiques permanentes et distribue même des modes d'emploi procéduraux. Rarement avec succès. "80% des recours sont rejetés mais hélas, entre temps, on a perdu plusieurs années ", affirme Jean-Louis Bal. Les services du secrétaire d'Etat Sébastien Lecornu sont actuellement en train de mener une analyse juridique pour introduire éventuellement l'interdiction d'aller devant une cour d'appel quand les motivations rejetées en première instance n'ont pas été modifiées.

Le financement participatif plébiscité

ÉCLAIRAGE. Reste que les éoliennes suscitent des craintes réelles. Parfois pour des raisons auxquelles on n'aurait pas pensé au premier abord. "Ainsi, les plaintes les plus récurrentes contre les parcs éoliens concernent l'éclairage clignotant la nuit au sommet des mâts, révèle Gwénaëlle Huet. Ces éclairs rouges intermittents perturbent beaucoup les riverains ". Le SER réclame donc une modification de la législation. En Allemagne, ces éclairages de sécurité sont fixes. Plus globalement, les industriels veulent améliorer la concertation. " Nous ne devons plus arriver sur les territoires avec des projets tout ficelés, assure Jean-Louis Bal. La concertation sur l'emplacement du parc, le nombre de mâts, la répartition des revenus doit se faire très en amont ". Le SER plaide aussi pour un développement du financement participatif faisant appel à l'épargne des populations riveraines. "Un développeur garantit aujourd'hui un rendement assuré de 2 à 4% quand le Livret A est à 0,75% ", affirme Jean-Louis Bal. Des parcs de plus en plus nombreux reçoivent ainsi des apports des "Clubs d'investisseurs pour une gestion alternative et locale de l'épargne solidaire" (CIGALE).

Les industriels de l'éolien espèrent ainsi retrouver la fourchette haute de la trajectoire de développement de cette énergie. "L'éolien terrestre a le potentiel d'atteindre 40GW en 2030 soit 314 milliards de kWh de production sur une consommation totale de 480 milliards ", assume Jean-Louis Bal. Soit un dépassement conséquent des objectifs de la loi de transition énergétique, avec cependant cinq ans de retard.

Source:
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/les-industriels-de-l-eolien-contre-les-recours-juridiques_118394

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Information Public / LES DÉRIVES DE L'ÉCOLOGIE DE MARCHÉ
« le: Octobre 23, 2017, 07:09:26 pm »
La sixième extinction de masse des espèces menace indirectement la survie de l’humanité. Contrairement au discours convenu, la question climatique, pour alarmante qu’elle soit, n’en est pas la principale cause.

Et sur les 23 250 espèces figurant sur la liste rouge de l’UICN, l’ours polaire, malgré le réchauffement et la réduction de son habitat, n’est classé que dans la catégorie « vulnérable », qui regroupe les espèces les moins menacées. Sa population n’ayant d’ailleurs jamais été aussi importante.

La principale menace provient du pillage mercantile des ressources de la planète, qui les transforme en biens de consommation et réduit l’habitat de chaque espèce comme peau de chagrin en imprimant irrémédiablement sa signature industrielle sur le peu qui en reste, par sa pollution aussi bien chimique, visuelle, que sonore.

Les nouveaux écologistes

Brassant chaque année les dollars par centaines de milliards et, paradoxalement issue de l’alliance contre nature entre écologistes et marchands du temple, l’« écologie de marché » a entrepris d’accélérer le massacre. Agitant à la fois le spectre d’une apocalypse nucléaire, d’une fournaise climatique et de l’immersion de territoires, prélude aux invasions de bandes armées, cette nouvelle religion, qui prélève ses « indulgences » sur des consommateurs, forcément coupables, prétend, à grands coups d’argent public, terrasser le mal suprême que constitueraient les émissions de gaz à effet de serre (GES) issues de l’activité humaine et communément exprimées en équivalent CO2.

Mais confondant résultats et moyens, cette nouvelle écologie se gonfle de l’arsenal qu’elle déploie au nom d’engagements passés sans sembler s’émouvoir de sa patente inefficacité. En France, nos nouveaux dévots révèrent l’Allemagne et déplorent le retard dont notre système électrique est supposé souffrir sur son tournant énergétique, ou « Energiewende » auquel la politique outre-Rhin consacre des centaines de milliards d’euros.

Le silence étant de règle sur le fait que la France s’est vu attribuer le meilleur indice de performance climatique au monde, tandis que son « modèle allemand » fait partie du cercle très fermé des rares pays à voir encore les émissions de CO2 du secteur de l’énergie continuer à croitre.

L’énergie en question…


Lors de son audition au Sénat de mars 2012, J.M. Jancovici rappelait brillamment que l’énergie ne peut être propre dans la mesure où elle modifie le milieu auquel elle s’applique. Et que sans elle, le seul travail musculaire d’un individu bien entrainé ne peut guère dépasser quelque 0,5 kWh par jour. Ce n’est que la maîtrise de l’énergie qui permet le pillage de notre planète, l’équivalent d’un seul litre de pétrole fournissant ainsi le même travail que 22 personnes bien entraînées, pendant une journée complète. (1 tonne équivalent pétrole, ou TEP = 11 630 kWh) Et c’est le spectre de ce recours à une énergie facile par des milliards d’êtres humains qui est proprement apocalyptique.

…et sa production

En second lieu, la quête de cette énergie est l’antichambre de cette dévastation du milieu naturel, en raison des activités minières ou autres forages qui permettent de la produire. C’est en investissant ce domaine que les marchands sont entrés dans le temple de l’écologie. D’une « écologie de marché » qui aggrave avec la même certitude chacun des deux volets de la problématique énergétique :
- Par les conditions désastreuses de sa production
- Par ses excédents aléatoires qui doivent trouver preneur toujours plus loin pour ne pas menacer l’équilibre du réseau.

Une production moins propre qu’il n’y paraît

En effet, pour produire de l’électricité, les énergies dites « renouvelables » se taillent la part du lion dans le pillage des ressources minières et, contrairement à une idée largement répandue, sont les plus dévastatrices et les plus voraces en la ressource la moins renouvelable : l’espace naturel.

Qu’il s’agisse de l’inondation de vallées entières pour les besoins de barrages hydrauliques, avec leur cortège d’expulsion de communautés indigènes, qu’il s’agisse des biocarburants qui entraînent des déforestations et dont l’emprise sur les terres agricoles accroit les famines, ou qu’il soit question de « champs » d’éoliennes ou autres panneaux photovoltaïques qui artificialisent et industrialisent chaque année des milliers de kilomètres carrés de zones naturelles vulnérables.

L’écologie de marché ne recule pas même devant l’agrobusiness de l’élevage en batterie afin de produire en même temps du courant et propose une approche ubuesque de l’énergie dans laquelle les vertus supposées de sa production primeraient sur l’opportunité de son utilisation.

Le péché originel

Quoi de plus désirable, cependant, et plus respectueux de notre planète, qu’utiliser les rayons du soleil pour chauffer l’habitat ou l’eau sanitaire, le souffle du vent pour modifier ce qui se stocke comme la farine, ou l’eau d’un abreuvoir ? De plus vertueux que de tirer parti de ressources naturelles comme un réseau hydraulique ou la chaleur du sous sol, ainsi que de valoriser des déchets amenés à être incinérés ? Mais vinrent les subventions massives destinées à promouvoir ce jardin d’Eden, et qui ont aiguisé des appétits dont ces valeurs n’était pas l’unique attrait. Et transposant ces modèles dans les cadres les moins appropriés, bouleversant l’agriculture ou les réseaux hydrauliques pour en tirer de l’énergie et, pire encore, s’obstinant en vain, depuis un quart de siècle, à tenter d’équilibrer un réseau électrique avec des énergies intermittentes, les nouveaux écologistes ont érigé en catéchisme des aberrations technologiques et sacralisé les énergies renouvelables, quelles qu’en soient les formes et les performances, et quoi qu’il puisse en coûter à l’environnement. Des engagements ont alors été scellés autour du label « renouvelable », qui tiennent lieu de justification en soi et occultent les bilans.

Claude Mandil, ancien Directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’interrogeait récemment sur la pertinence du financement de ces énergies renouvelables en introduisant son propos par la question : « Ecartons l’argument tautologique : parce que l’Europe s’est donné un objectif de pénétration ambitieux ; on fait parce qu’on a décidé. Certes, mais pourquoi a-t-on décidé ? Qui peut encore répondre à cette question ?

La genèse de la profusion

L’absence totale de production garantie par les énergies intermittentes que sont éolien et solaire n’ont toujours pas permis de fermer le moindre moyen pilotable, entraînant ainsi le surdimensionnement des moyens de production, notamment en Allemagne dont la capacité a doublé malgré des besoins constants. L’intermittence imposée aux moyens pilotables par la chute des cours jusque des valeurs négatives, dès que le vent souffle ou que le soleil luit, augmente leurs facteurs de pollution, mais ne suffit pas à éviter une surproduction indésirable qui doit trouver immédiatement preneur, de plus en plus loin des frontières, afin de ne pas compromettre l’équilibre du réseau.

C’est ainsi que les exportations de l’Allemagne ont progressé parallèlement au développement des énergies intermittentes éolienne et solaire, la plaçant désormais au 2° rang mondial.

Le graphique ci-dessous, remplacera une longue explication sur le lien de cause à effet entre moyen aléatoire et production superflue, ainsi que sur l’erreur qui consisterait à vouloir en généraliser le modèle, pour l’unique raison que tout le monde voudrait exporter en même temps, et se trouverait dépourvu lors des périodes de grand froid anticyclonique sur l’Europe qui sont, rappelons le, sans vent.

Les vertus de l’économie d’énergie

Remarquons que si l’économie d’énergie est à présent vertueuse, elle n’est fondamentalement destinée à le rester qu’en tant que contribution au pillage des ressources naturelles ou en tant qu’elle accroit les émissions de GES ou d’autres polluants. Mais il n’en va pas forcément de même pour toute forme d’énergie ni toutes ses applications.

Pas plus qu’on ne peut affirmer que l’énergie est condamnée à se raréfier, ce serait méconnaître les capacités du génie humain à relever des défis technologiques. Pour autant, les surproductions d’électricité liées à l’augmentation de la capacité éolienne installée représentent actuellement une réalité bien éloignée de la société sobre et responsable qu’elle prétend incarner.

Une politique expansionniste malgré son échec

La Cour des Comptes européenne vient de fustiger l’inefficacité de cette politique en matière climatique, confirmant les nombreuses alertes des analystes institutionnels qui mettent en évidence l’absence de réalisme de ses promesses.

Pourtant, persistant à comparer le prix d’un MWh pilotable à celui d’un MWh intermittent, comme si le service rendu était le même, et incarnant les missionnaires des temps modernes, nos marchands du temple rêvent d’exporter leur modèle intermittent aux continents les plus déshérités. Récoltant providentiellement en échange les « Unités de Réduction d’Emission » (URE) générées grâce au protocole de Kyoto, (MOC ou MDP) et qui sont autant de droits à brûler les énergies fossiles dans leur propre pays. Les nouveaux territoires offrant accessoirement de nouvelles zones vierges à piller, de nouvelles ressources minières à explorer.

Le malentendu

L’écologie de marché se cache derrière le faux nez d’une production locale et sobre, alors que l’intermittence de sa production multiplie les besoins d’interconnexions et les surproductions. Elle se présente en alternative au risque nucléaire, tandis que son bilan établit que c’est hors de sa portée et promet le remplacement des ressources fossiles dont elles assurent, bien au contraire, la plus stricte dépendance, en empêchant les alternatives pérennes d’émerger, en raison de leur responsabilité dans la disparition de toute visibilité financière d’un système électrique en ruine.

Ces nouveaux écologistes fédèrent ainsi des idéaux diamétralement opposés au monde vers lequel ils nous conduisent. Les sommes qu’ils brassent, prélevées sur les ménages, même les plus modestes, à travers les taxes sur l’énergie ont fait dire à Benny Peiser, Directeur de la Global Warming Policy Foundation, que cette politique représente « plus grand transfert de fonds des pauvres vers les riches de l’histoire moderne» (The Australian, 10/08/2013)

Les émules de cette nouvelle écologie semblent oublier que l’argent public, lui non plus, n’est pas renouvelable et que chaque euro dépensé dans cette chimère l’est au détriment de toute autre cause.

D’authentiques aspirations trompées

L’écologie contemporaine est pourtant riche de remises en cause. Aussi bien de modes de production, du modèle consumériste, ou de prises de conscience de la responsabilité de chaque individu quant à l’empreinte qu’il laisse derrière lui. Elle fait germer des valeurs de solidarité et de partage à travers la recherche d’un mieux être naturel mais frugal, et dans lequel les énergies renouvelables justifient d’ailleurs pleinement leur place, pour l’autonomie qu’elles permettent. Dans le seul cas d’une consommation sevrée de tout réseau centralisé. Là est tout le problème.

L’imposture

De nombreux modèle de « bâtiments à énergie quasi nulle » (rendus obligatoires dès 2020) ou autres « territoires à énergie positive » séduisent, en toute logique, les authentiques écologistes. Mais si une meilleure isolation reste le moyen le plus rationnel d’économiser l’énergie, la question de la dépendance au réseau implique que pour se dire « positive » la production autonome d’énergie est supposée faciliter la tâche de ce réseau et non lui imposer des contraintes supplémentaires.

Tantôt en produisant une énergie superflue et tantôt en faisant appel à la totalité des moyens pilotables d’un système de plus en plus interconnecté. Avec les surcoûts que cela implique, tant par la présence de centrales disponibles mais sous utilisés que par les interconnexions destinées à en évacuer les surplus. La décroissance est elle souhaitable ? Pour la survie de l’humanité c’est probable. En tout état de cause, ce n’est pas « l’écologie de marché » qui en ouvre la voie.

Source:
http://www.economiematin.fr/news-les-derives-de-l-ecologie-de-marche

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Information Public / Éolienne “offshore” : le naufrage du bon sens
« le: Octobre 23, 2017, 07:03:05 pm »
La première éolienne flottante en mer (dite “off-shore“) en France a été inaugurée en grande pompe à Saint-Nazaire le 12 octobre 2017 par le secrétaire d’Etat à la Transition énergétique Sébastien Lecornu et quelques célébrités locales.

Le coût total de l’aventure nommée “Floatgen” est estimé autour de 40 millions d’euros (M€), dont la moitié pour l’éolienne elle-même. L’autre moitié se répartit entre le flotteur en béton, les divers raccordements et les ancrages. Le projet bénéficie d’une subvention de 10 M€ apportés par l’Union européenne, et de 8 M€ par le Programme d’investissements d’avenir de l’État.
En clair, près de la moitié du coût prévisionnel de ce projet est financé par les impôts des Français alors que les principaux bénéficiaires sont étrangers (allemands et danois).

Bien que cette éolienne de 140 mètres de haut en bout de pale soit censée alimenter de 2000 à 4000 foyers selon les sources, qu’en est-il exactement ?

Tout d’abord, les jours sans vent, ce qui arrive aussi de temps à autre en mer au large de Saint-Nazaire, cette éolienne n’alimentera strictement personne.

Ensuite, ses concepteurs annoncent un facteur de charge prévu de 32%. Donc cette éolienne est censée fonctionner un jour sur trois à sa puissance nominale. Et ce chiffre est optimiste puisque même en Ecosse (où il y a beaucoup de vent…), les éoliennes atteignent à peine ce rendement (le parc de Robbin Ring atteint 30%).
Mais admettons. La puissance de l’éolienne étant de 2 MW, la production annuelle serait d’environ 5600 MWh.
Pour produire autant de MWh que le futur réacteur nucléaire EPR de Flamanville (11 millions MWh par an, même s’il n’y a pas de vent ni de soleil), il faudra plus de 2000 éoliennes “Floatgen” pour un coût de 40 à 80 milliards d’euros ! Le coût pourrait être divisé par deux par un effet d’échelle. Mais même en divisant par deux… le prix du kilowatt-heure payé par le consommateur augmentera rapidement.

Enfin, cerise sur le gâteau, la production de cette machine sera officiellement achetée obligatoirement à 240 €/MWh (!)… quand elle produira, soit six fois le prix actuel du marché qui est d’environ 40 €/MWh. Là encore, la différence sera payée par le consommateur / contribuable via une taxe (la Contribution au Service Public de l’Electricité, CSPE) sur sa facture d’électricité.

Avec ce prix d’achat préférentiel (et démentiel) de 240 €/MWh, pourquoi faut-il encore des subventions pour la construction ?

En Allemagne, de récents appels d’offres ont été attribués sans subvention pour des éoliennes en mer. Le prix d’achat très élevé et obligatoire de la production éolienne payée par les Allemands suffira à rentabiliser l’investissement des lauréats. Il faut souligner qu’en Allemagne, le prix de l’électricité est deux fois plus élevé qu’en France…

L’EPR est prévu pour durer 60 ans. Quelle sera durée de vie pour cette éolienne en mer ? Faudra-t-il la changer dans 20 ans ou 30 ans, si elle a résisté jusque là aux assauts des tempêtes maritimes ?

Alors que l’économie de la France est dans une phase critique, des milliards d’euros vont être dilapidés pour fabriquer quelques pourcents d’une électricité intermittente, inappropriée à la demande de l’utilisateur, et donc de mauvaise qualité.
De plus, elle est cinq à six fois plus chère que le prix du marché actuel (rappel : 240€/MWh contre 40 €/MWh).

Ces sommes démentielles seront prélevées sur la facture d’électricité des Français pour être englouties en mer. Une hausse vertigineuse du tarif de l’électricité a déjà commencé via la CSPE, alors que 9 millions de consommateurs sont déjà en situation énergétique précaire et doivent être socialement assistés…. Ce qui contribue aussi à l’augmentation de la CSPE dont c’était l’objectif à l’origine !

Le naufrage du bon sens

Le coût complet de mise en place des moyens complémentaires (réseau électrique, aménagement d’infrastructure portuaire, subventions, construction de nouvelles centrales thermiques de production d’électricité pour compenser l’intermittence) est aujourd’hui encore mal identifié. Il représente cependant, à l’horizon 2030, plusieurs dizaines de milliards d’euros que devra supporter le contribuable français. La commission de régulation de l’énergie (CRE) a déjà prévu un surcoût de 8 milliards d’euros dû aux énergies renouvelables (incluant le solaire) pour la seule année 2018.

Le développement de ces éoliennes “off-shore“, encore moins compétitives que les éoliennes terrestres, est un non sens économique qui conduit à une destruction d’emplois par atteinte de la compétitivité des entreprises de notre pays. Comment des idéologues œuvrant habilement en coulisses (gouvernement, Commission européenne,…) sur le dos des citoyens contribuables ont-ils pu gangréner l’esprit de nos dirigeants à ce point ?

Le développement programmé de l’éolien “offshore” va contribuer à l’appauvrissement de la France pour satisfaire des intérêts privés et des accords électoraux avec les “Verts” au détriment de l’intérêt national.

L’éolienne flottante “Floatgen” inaugurée à Saint-Nazaire représentera le premier totem en mer qui matérialise le naufrage du bon sens.

Source:
https://metamag.fr/2017/10/16/eolienne-offshore-le-naufrage-du-bon-sens/

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Information Public / LE GASPILLAGE DES ÉNERGIES RENOUVELABLES EN FRANCE
« le: Septembre 25, 2017, 10:53:20 am »
Il est de bon ton de montrer systématiquement une éolienne à hélice comme symbole des énergies renouvelables, alors qu’elle en est le pire exemple.

La création d’une manne financière à base d’aide d’Etat aveugle et systématique a attiré dans ce secteur cabinets de défiscalisation, fonds de pension et avocats d’affaire pour exploiter à fond cette tirelire financée à perte par le contribuable, avec l'appui de nombreuses officines d'influence.

Cette avidité à court terme a exclu depuis dix ans toute recherche développement digne de ce nom pour privilégier des machines à bas coût, largement amorties. Les éoliennes de grande hauteur à hélice en sont le procédé le moins performant. Elles ne représentent que le plus faible pourcentage des énergies renouvelables en France. L'hydraulique est la force française sur ce point et représente environ 75 % de nos ressources. Une éolienne de 3 millions € ne dessert que l'équivalent d'un petit village et de façon aléatoire.

Hyundai annonce pour 2018 la commercialisation de véhicules électriques sans recharge, équipés de pile active à combustible d’une autonomie de 800 km avec évolution probable à 3000 km.
L'Air Liquide, RWE, Michelin, ou Daimler Chrysler exploitent en révolution silencieuse des installations propres d’énergies renouvelables qui tournent toute l’année alors que nos éoliennes ne fournissent que 90 jours d’énergie par an à un tarif triple du marché. D'ailleurs, l'Observatoire des energies renouvelables nous apprend que l'Union Européenne a confirmé depuis Bruxelles que l'énergie éolienne française n'est plus prioritaire depuis 2016, et ne peut plus bénéficier de son système de financement privilégié, pour manque de performances. Les éoliennes urbaines modernes, silencieuses, intégrées, comme le stade olympique de Londres, ou Essen  soulagent la facture de l'usager en soulageant sa consommation. A l'inverse,les opérations éoliennes en rase campagne aggravent la facture puisque leur production est facturée sur l'ensemble des usagers, qu'ils s'en servent ou non.

Début de prise de conscience en 2017 : chute de 13% de l'activité éolienne au premier semestre

Imposer de tels modèles d’éoliennes est aussi un gâchis écologique moins innocent qu’il n’y parait. Sous prétexte que le vent est gratuit, il n’y a aucune raison de le gaspiller et en plus de le rendre payant. Après les autoroutes à péage, voici maintenant le vent et le soleil à péage. 20% des terres agricoles impactées pour un résultat dérisoire de 4% d'électricité intermittente, et pendant seulement l'équivalent de 90 jours par an.

Une éolienne est loin d’être inoffensive comme on le prétend. Un professeur de mathématiques  a eu la bonne idée de donner quelques exercices appliqués à ses élèves sur ce thème. On y apprend d’énormes surprises :

En une seconde, par vent très modéré, simplement 18 km/h, une seule éolienne déplace 38 tonnes d’air, soit 6 éléphants. L’équivalence de la masse d’air déplacée en une seule seconde par une éolienne est encore d’un gros semi remorque par seconde, soit deux fois plus qu’une grosse autoroute (Une autoroute à 2x3 voies n’absorbe que 0.5 semi remorque à la seconde en trafic intense). C’est aussi la comparaison avec un Airbus toutes les deux secondes pour une seule éolienne. (poids A320 = 60 tonnes). La ventilation produite par cette masse d’air a un impact jusqu’à 12 kilomètres (étude australienne Alfredson – Dahlberg 2009).

L’étude australienne a été déclenchée par une alerte accident aérien après qu’un avion a failli être plaqué au sol par les turbulences d’une éolienne. On comprend mieux le danger pour un avion, face à 200 tonnes de turbulences d'air par seconde, jusqu'à 12 et 14 km, dans le cas d'une ferme éolienne de 6 à 8 machines.. Il est curieux que ces impacts ne soient pas traités par les autorités, et on pense avec inquiétude aux nouveaux projets prévus en mer, dont les impacts sont encore plus forts sur la navigation maritime et aérienne.

On notera l’astuce des promoteurs éoliens à dire qu’une éolienne ne fait pas de bruit alors qu’elle émet un niveau sonore supérieur à 100 decibels, soit un avion au décollage. Simplement elle émet ce niveau au moment où la pale de 50 m passe devant le mât, ce qui donne un bruit de machine à laver et non une émission constante. L’astuce consiste à diviser ce bruit en une heure. Avec ce procédé, il ne passe aucun train sur le réseau ferré d’Ile de France, puisqu’un train ne passe que brièvement devant un immeuble.

Là est le gâchis d’énergies naturelles : pour un coût énorme d'investissement global de 3 millions €,  à 18kmh de vent, (moyenne courante en France) l’éolienne ne fournit que l’énergie de faire tourner les machines à laver d’un seul village de 300 maisons, à condition de ne faire sa lessive qu'un jour sur cinq. Des études plus nombreuses sur l’écologie montrent que les vieilles éoliennes à hélice ont à leur tour une influence non négligeable sur le changement climatique par leur nombre important, comme le cite Energeek.

Source:
http://www.economiematin.fr/news-le-gaspillage-des-energies-renouvelables-en-france

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Le géant public chinois de l'électricité CGN veut accélérer son développement dans les énergies renouvelables en Europe, et en particulier en France, où il s'intéresse aux appels d'offres nationaux lancés dans le solaire, a indiqué à l'AFP une responsable de la branche européenne du groupe. "La France est le pays le plus prometteur en terme de politique énergétique" en Europe dans les énergies renouvelables, a déclaré à l'AFP Cameron Ming-Lung Chang, directrice de la stratégie et du développement de CGN Europe Energy, filiale du groupe créée en 2014. Dans le solaire, "nous souhaitons participer" au prochain appel d'offres qui sera lancé au niveau national, a aussi indiqué Mme Chang, ajoutant que cela se ferait sans doute "en s'alliant avec des partenaires déjà présents" dans le solaire français.
Le groupe chinois avait fait sensation fin 2015 en nouant un partenariat inédit avec la PME girondine Inovia Concept Développement (ICD) pour financer l'installation de panneaux solaires sur des hangars, notamment pour des agriculteurs. A l'époque le dirigeant d'ICD annonçait l'objectif de construire 1 gigawatt sur cinq ans pour un investissement de 1,6 milliard d'euros. 66 hangars sont actuellement en phase de construction, pour l'équivalent de 6,6 MW. C'est moins que ce que prévoyait CGN car ses critères d'investissement et de qualité l'ont amené à retenir moins de projets, a expliqué la responsable.
Depuis 2014, "1 milliard d'euros ont déjà été investis en Europe" et "nous souhaitons accélérer", a détaillé Mme Chang. Aujourd'hui, le groupe y détient un portefeuille de 580 mégawatts d'énergies vertes, surtout de l'éolien, et détient 120 MW de projets à un stade de développement avancé ou en construction. Le groupe prévoit d'atteindre une capacité installée de 1,5 gigawatts d'ici la fin 2018. Les marchés "prioritaires" sont la France, où le groupe détient 200 mégawatts éoliens, et le Royaume-Uni, où il exploite 72 MW et en a 36 MW en construction. Le groupe a également acheté l'an dernier 14 parcs éoliens en Irlande pour une capacité de 230 MW, et un parc éolien de 81 MW en Belgique. Depuis l'Europe CGN étend aussi ses ailes en Afrique avec des premiers projets dans le solaire au Sénégal. Le géant chinois, surtout présent en Europe dans le nucléaire, par exemple via son partenariat avec EDF dans le projet de construction de deux EPR au Royaume-Uni, est déjà un acteur important dans les énergies renouvelables en Chine, avec près de 20 GW installés dans l'éolien et le solaire.

Source:
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/09/15/97002-20170915FILWWW00315-le-chinois-cgn-veut-accelerer-dans-les-renouvelables-en-france-et-en-europe.php

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NANTES (Reuters) - Le rapporteur public a préconisé vendredi à la cour administrative d'appel de Nantes de rejeter les recours déposés par huit associations contre le parc éolien off-shore de Courseulles-sur-Mer (Calvados), qui doit voir le jour à une dizaine de kilomètres au large de la côte normande.

Le projet est mené par Eoliennes offshore du Calvados (EOC), un consortium d'entreprises piloté par EDF-Energies nouvelles (EDF-EN), qui a déjà obtenu gain de cause ces derniers mois devant la même juridiction pour ses projets éoliens au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Fécamp (Seine-Maritime).

Ses 75 éoliennes - qui seront implantées sur une surface de 50 km2 - doivent produire à terme l'équivalent de la consommation électrique de 630.000 personnes.

Les associations d'opposants maintiennent toutefois que le modèle d'éoliennes retenu par EOC n'a "pas été validé en milieu hostile", et que les chutes éventuelles de pales pourraient présenter "des risques de collision" pour les pêcheurs normands.

Toutes redoutent encore les "effets cumulés" des différents parcs éoliens off-shore européens sur l'environnement, alors que "l'état physico-chimique de la baie de Seine" est déjà "dégradé".

Un "effet barrière atmosphérique" pourrait également provoquer "une brume permanente l'été sur les plages de Courseulles-sur-Mer", assurent les associations, en invoquant un précédent similaire "au Danemark".

"NOMBREUSES MINES"

Le périmètre de l'étude d'impact serait aussi "incohérent", selon les opposants aux éoliennes, dans la mesure où il n'aurait pas tenu compte des vestiges du port artificiel d'Arromanches, installation stratégique lors du Débarquement en 1944.

Les éoliennes risquent d'ailleurs de "rencontrer des munitions non explosées lors de la Seconde guerre mondiale", soutient leur avocat, dans la mesure où "de très nombreuses mines et bombes" tapissent encore les fonds marins normands.

"Nous n'avons pas d'éléments dans l'étude d'impact pour démontrer que ce point a été étudié avec suffisamment de soin par le pétitionnaire", a insisté lors de l'audience Me Francis Monamy.

L'avocat craint également que le projet ne mette en péril celui de classement des plages du Débarquement au Patrimoine mondial de l'humanité.

"On sait que l'Unesco est extrêmement exigeante sur l'authenticité des lieux", a insisté Me Francis Monamy. "Elle a d'ailleurs déjà menacé de supprimer la protection autour du Mont-Saint-Michel si l'envahissement des éoliennes n'était pas stoppé", a-t-il affirmé.

Le rapporteur public, dont les avis sont souvent suivis par les juges, a toutefois rejeté un à un tous leurs arguments.

La cour administrative d'appel de Nantes, qui a mis son jugement en délibéré, rendra son arrêt sous trois semaines. Pour rappel, la juridiction a été désignée par le gouvernement pour statuer en premier et dernier ressort sur ces dossiers politiquement sensibles, afin qu'ils ne prennent pas davantage de retard.

Source:
http://www.boursier.com/actualites/reuters/les-eoliennes-sont-contestees-au-large-de-courseulles-sur-mer-209136.html

Voire aussi:
http://www.capital.fr/entreprises-marches/les-eoliennes-au-large-de-courseulles-sur-mer-contestees-
1244329

http://www.ouest-france.fr/normandie/courseulles-sur-mer-14470/courseulles-eoliennes-offshore-lesrecours-des-opposants-contestes-5248441

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Information Public / Nucléaire contre renouvelables : halte au feu
« le: Septembre 04, 2017, 12:51:19 pm »
Gérard Creuzet / Consultant indépendant, membre de l'Académie des Technologies   

Il faut d'urgence arrêter les guerres de religion entre nucléaire et énergies renouvelables. Les deux doivent enfin travailler ensemble.

La stratégie d’un pays en matière de production électrique est fondamentale, tant pour les
entreprises que pour les particuliers. Il faut optimiser la disponibilité, le coût, la sûreté des moyens de
production, tout en minimisant les émissions de CO2. Trouver le bon "mix" électrique est un exercice
difficile, comme toutes les optimisations multicritères de grands systèmes. Compte tenu du coût et de
la durée de vie des investissements, chaque décision nous engage sur longue période.

On pourrait donc s’attendre à ce que cette question soit étudiée avec le plus grand sérieux, modélisée
de façon rigoureuse en envisageant de nombreuses hypothèses, car c’est l’intérêt de tous. En lieu et
place de cela, on assiste depuis de nombreuses années à une véritable guerre de religion, comme si le
débat se résumait à une bataille rangée entre les partisans du nucléaire et leurs farouches opposants,
chantres des énergies renouvelables.

Ce spectacle est indigne d’une grande nation, parce qu’aucune solution sérieuse ne peut résulter d’un
tel affrontement. Nous devons absolument en sortir au plus vite, définir une stratégie de long terme et
nous y tenir. C’est le rôle d’un État stratège.

Au cours du précédent quinquennat, une loi de transition énergétique a été votée. Elle limite à 50 % la
part de l’électricité d’origine nucléaire à l’horizon 2025. Le sujet du devenir de la centrale de
Fessenheim a déchaîné les passions : aucun consensus n’a pu être trouvé, et à ce jour le processus de
fermeture est conditionné au démarrage de l’EPR de Flamanville.

Nos voisins allemands ont pris une décision radicale dans la période de forte sensibilité émotionnelle
qui a suivi la catastrophe de Fukushima : ils ont arrêté toutes leurs centrales nucléaires en quelques
années, et les ont remplacées par des moyens thermiques à forte émission de CO2, ce qui n’est
évidemment pas une solution satisfaisante quand la lutte contre le réchauffement climatique est
l’une des principales priorités mondiales.

Quelques évidences

Il est grand temps de rappeler quelques évidences qui s’imposent à tous, soit parce qu’elles résultent
de lois physiques, soit parce qu’elles relèvent simplement du bon sens.
D’abord, il faut examiner la demande. Nous devons faire plus d’efforts pour atteindre la meilleure
efficacité énergétique, que ce soit au niveau de l’isolation des logements, des process industriels, et
plus généralement de toutes les activités qui consomment de l’électricité. Ces efforts doivent nous
permettre de stabiliser, voire de réduire la consommation du périmètre actuel.
Mais dans le même temps, nous avons des projets ambitieux et légitimes qui feront significativement
augmenter la demande, comme le déploiement à grande échelle des voitures électriques. Il y a donc
fort à parier que le volume de la demande va augmenter, et pas seulement de quelques pourcents à
l’horizon des 20 prochaines années.
Une fois rappelée cette partie de l’équation, il faut mettre en face les moyens nécessaires pour assurer
à tout moment l’équilibre offre-demande, et ceci à partir d’un parc installé qui est ce qu’il est, et qui
somme toute a bien rempli son rôle : la France a très peu de coupures d’électricité (sauf en cas de

phénomènes climatiques qui affectent les lignes de transport et de distribution), le prix de l’électricité
est l’un des plus faibles d’Europe, et nous émettons peu de CO2.

Le verrou du stockage

Disons tout de suite que s’il était possible de bâtir un système électrique 100 % renouvelable, ce ne
serait pas trop difficile de trouver un consensus. Mais ce n’est pas le cas, essentiellement en raison de
l’intermittence des renouvelables. L’équipement hydraulique du pays est à son maximum depuis de
nombreuses années, et l’éolien comme le photovoltaïque ne sont disponibles que quand les
conditions naturelles sont réunies, ce qui malheureusement n’est souvent pas le cas lors des périodes
de forte demande, en hiver par exemple. La solution à ce problème s’appelle le stockage électrique,
mais c’est un sujet technologique complexe dont personne ne voit la solution à grande échelle dans
un futur proche.

Un système électrique doit être stabilisé par des moyens de production lourds, disponibles à tout
moment, capables de s’adapter aux fortes variations de la demande qui ont tendance à s’amplifier,
par exemple en raison de la volatilité croissante des températures d’un jour sur l’autre, conséquence
du changement climatique.

Les limites du nucléaire

Pour assurer cette production de base, nous avons historiquement choisi d’investir massivement
dans le parc électronucléaire que nous exploitons actuellement, ce qui nous conduit à avoir un taux
d’électricité d’origine nucléaire de 75 % à 80 % selon les années. C’est trop, mais pas pour des raisons
dogmatiques ; c’est trop, car une centrale nucléaire n’a pas vocation à faire des arrêts et redémarrages
fréquents, ce qui nous conduit à avoir un taux de disponibilité du parc trop faible alors qu’EDF
est l’exploitant qui a de loin la plus grande expérience en termes d’"années x réacteur" sur la planète.
Nous gagnerions à remplacer une partie du nucléaire par des moyens de production thermiques à
faible émission de CO2, comme des cycles combinés à gaz, pour moduler la production avec
souplesse.

Les pistes de travail sont donc devant nous : améliorer l’efficacité énergétique partout où c’est
possible, augmenter la part des renouvelables en assurant la stabilité globale du système, réduire la
part du nucléaire en améliorant toujours la sécurité des installations, fermer définitivement les
moyens de production fortement émetteurs de CO2 et les remplacer par des cycles combinés à gaz. Et
surtout, travaillons ensemble et arrêtons définitivement les guerres de religion

Source Les Echos: https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-173305-nucleaire-contre-energies-renouvelables-halte-au-feu-2111071.php


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La dernière campagne présidentielle a montré que la communication primait sur tous les autres domaines du rationnel.

Les financiers qui contrôlent l’éolien l’ont aussi remarqué. C’est pourquoi leurs efforts ont récemment redoublé alors que les échéances se précisent sur leur avenir hypothétique et la bulle éolienne.

En termes d’emplois créés, les chiffres énoncés ont fluctué d’intox en projection. On se souvient même d’un 100 000 emplois énoncé devant une ministre sans que personne ne relève le lapsus.

Dans les dernières années, c’est le chiffre de 10 000 emplois qui était couramment prononcé. Ce chiffre provenait d’une enquête financée par le syndicat éolien auprès de ses propres membres, basée sur des chiffres déclaratifs. Avec une telle méthode, chaque fois qu’on achète du pain chez un boulanger, on crée trois emplois. Les doubles comptes avec d’autres activités sont fréquents. On peut être dubitatif sur les bureaux d’études, les entreprises de génie civil, les électriciens, qui ne travaillent en fait que quelques semaines sur un chantier éolien. Pour être certain de ne voir personne, il suffit de se rendre sur un site éolien, où vous serez assuré de ne voir aucun emploi, car en plus ils sont souvent télé-surveillés de l’étranger ou par des robots. Les établissements économiques créés pour ces installations ne déclarent d’ailleurs aucun emploi rattaché dans leur immatriculation. Les seuls emplois pérennes sont ceux de quelques traders, promoteurs, et avocats préoccupés de spéculer sur ce domaine, et bien loin de l’énergie éolienne. Un groupe d’économistes ayant analysé cette étude a eu bien de mal à convertir ces 10 000 emplois annoncés en 650 équivalents temps plein CDI en rythme annuel à moyen terme.

Baisse drastique de 13 % de l’éolien au seul premier semestre 2017

Et voici qu’à présent une nouvelle méthode Coué prétendrait accéder à 15 000 emplois dans l’éolien. La moindre précaution serait d’annoncer un tel chiffre conjointement avec l’Insee, Pôle emploi, et de profiter ainsi d’une certification incontestable. Pour la première fois, le groupement des opérateurs éoliens FEE reconnait cette année une baisse sensible de ses activités de 13 % en seulement 6 mois en 2017. Il est curieux de passer de 10 000 à 15 000 emplois précisément l'année où la plus forte baisse historique d'activités se produit. On se demande comment la croissance de l’emploi est assurée avec une telle tendance aussi radicalement baissière malgré des aides financières et politiques inouïes, parfois mystérieuses. La fortune de l’équipe fondatrice d’EDF énergies nouvelles est partie se délocaliser au Luxembourg, alimentée par une taxe publique française, et ne semble pas revenir en France depuis 6 ans, alors qu’elle représente plus d’un milliard €, malgré la participation de l'Etat à 70%. Les ménages modestes qui font face à 30% d'augmentation de leur facture d'électricité apprécieront. L'un des prétendus leaders français, EDPR, a son site internet à l'abandon depuis fin 2016, mentionnant toujours le nom de son ancien directeur général parti en catimini depuis 9 mois, et semblant non remplacé à la suite de son rachat par une banque egyptienne peu connue en Europe autrement que par ses affaires de corruption citées par le Financial Times.

Chaque éolienne détruit 4,7 emplois de l’économie locale

Les études engagées sur le terrain et portant sur l’impact local des éoliennes ont abouti au constat d’un solde net de destruction d’emplois locaux. Ségolène Royal a reconnu que le périmètre réel d’une éolienne n’est pas de 500m mais au moins de 1000m. Chaque éolienne commence par stériliser environ 350 hectares en milieu naturel. Il suffit de constater l’érosion des sols pour les installations implantées en plein champ le long des autoroutes.

20% du territoire agricole français pour 4 % d’énergie électrique seulement 1 jour sur 5

L’implantation actuelle d’éoliennes impacte 10% du territoire français, 20% de son espace rural, pour fournir 4% de son électricité assurée seulement 1 jour sur cinq. Est-ce raisonnable en termes de développement durable et notamment d’impact sur l’agriculture ? Le cinquième de l’espace agricole français est désormais lourdement concerné par le phénomène éolien pour un résultat industriel dérisoire et une spéculation financière effrénée.

De nombreuses exploitations sont touchées. Un groupe d’études national d’agriculteurs constate que la production laitière baisse jusqu’à 30% les jours où les éoliennes fonctionnent, par perturbation phonique et certaines fréquences. Plusieurs jugements confirment chaque année l’énorme impact négatif des éoliennes sur le parc immobilier. Chaque implantation éolienne déprécie des dizaines de maisons entre 30 et 50% de leur valeur, et provoque des drames chez les ménages qui doivent déménager, avec des maisons invendables pour se reloger ailleurs. Ce sont autant d’activités supprimées pour les artisans locaux, les fournisseurs d’équipement et le commerce de proximité. Les pertes de recettes économiques et fiscales sont considérables pour les communes qui ne le constatent que plus tard, en regard des miettes des quelques milliers € de redevances locales versées par l’éolien qui ne représentent même pas les dégradations des routes de leurs transports exceptionnels sur 15 ans et plus. Les propriétaires des terrains sont assis sur les bombes à retardement des fondations en béton de plusieurs milliers de tonnes dont ils resteront responsables à vie.

Le surcoût tarifaire de l’éolien, à trois fois le tarif producteur, prélève autant de pouvoir d’achat chez les ménages. Chaque nouvelle opération éolienne prélève un million d'euros par an supplémentaire sur le budget énergie des ménages. Comment s’étonner que désormais 10 millions de Français soient frappés par la précarité énergétique l’hiver, selon les chiffres officiels confirmés par l’Insee et l’Observatoire de la précarité, avec toutes les conséquences en termes de santé et de mobilité à l’emploi.

Faut il encore énumérer de nombreux impacts similaires pour confirmer la destruction de 4.7 emplois par éolienne au lieu des mirages évoqués ? ceux qui savent doivent désormais prendre leurs responsabilité...

Source:http://www.economiematin.fr/news-l-eolien-cree-peut-etre-15-000-emplois-mais-il-en-tue-surement-16000

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LE FIGARO DU 28-08-2017

TRIBUNE - Pour le président exécutif d'Europa Nostra*, les éoliennes non seulement détruisent le patrimoine, mais sont inutiles d'un point de vue climatique et très coûteuses pour les investisseurs comme pour les consommateurs.

La polémique autour de la multiplication des éoliennes sur le territoire français ressemble à une version contemporaine de la querelle entre «anciens» et «modernes».

Se réclament des «modernes» toutes celles et tous ceux qui, s'étant engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique, souhaitent une transition énergétique qu'assureraient des énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse…).

Se retrouvent catalogués au rang des «anciens» (voire des obscurantistes…), pêle-mêle, les climatosceptiques, les défenseurs du nucléaire, ainsi que les défenseurs des paysages et des monuments historiques. Et si, pour une fois, on parlait faits et chiffres, sans fantasmes ni parti pris idéologiques?
L'atteinte aux paysages ou aux monuments est indéniable et croît de manière exponentielle.

Quelques exemples: à Coutances (Manche), une éolienne a été implantée à 3 kilomètres de la cathédrale, merveille du gothique ; à Avignonet (Haute-Garonne), douze engins, dont certains à 750 mètres seulement, se profilent derrière le clocher octogonal du XIVe siècle ; les vieilles pierres de Saint-Jean-d'Angély (Charente-Maritime), dont l'abbaye royale est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, souffrent du voisinage de cinq engins…

Avant vingt ans, les campagnes françaises auront cessé d'être des campagnes. Le cadre de vie des Français aura été bouleversé, sans débat démocratique préalable sur ce sujet.
Et ce n'est qu'un début. Dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc, riche en points de vue remarquables, il a été décidé d'implanter jusqu'à trois cents engins, et les derniers projets tendent à dépasser ce chiffre. À quoi bon créer des parcs naturels, si c'est pour les rendre industriels?
Le préfet des Ardennes vient d'autoriser 63 éoliennes de 200 mètres de haut (chacune représentant deux tiers de la tour Eiffel!) à une trentaine de kilomètres de Reims.
Si l'on continue à ce train, avant vingt ans, les campagnes françaises auront cessé d'être des campagnes. Le cadre de vie des Français aura été bouleversé, sans débat démocratique préalable
sur ce sujet, puisque ni les enjeux ni les alternatives possibles n'auront jamais été clairement exposés et débattus.

À entendre les «modernes», ces considérations relatives au riche patrimoine culturel de notre pays sont de peu de poids au regard de la nécessité de réduire les émissions de CO2. Bien évidemment, il faut les réduire, mais ne nous trompons pas de cible: en France, les éoliennes n'ont aucun rôle significatif à jouer dans ce combat, et c'est autrement qu'il faut agir.
En France, en effet, la part de notre électricité issue de sources fossiles est déjà très faible (sans doute de 3 % à 4 % l'an prochain) et ne peut tomber plus bas, compte tenu de la nécessité de compenser l'extrême irrégularité de la production éolienne. Compte tenu en effet de l'intermittence du vent, ces machines ne fonctionnent en moyenne,
sur l'année, qu'à 24 % de leur puissance. L'implantation de nouvelles éoliennes, loin d'abaisser encore cette proportion, ne pourrait que la relever. Compte tenu en effet de l'intermittence du vent, ces machines ne fonctionnent en moyenne, sur l'année, qu'à 24 % de leur puissance (les 76 % restants correspondant aux arrêts et aux ralentis).

Pour assurer aux consommateurs une alimentation relativement régulière, les éoliennes doivent nécessairement être couplées avec des turbines à gaz, qui émettent du CO2… Le diable, décidément, se niche partout!
Le vrai motif du développement éolien est en réalité de compenser la baisse de la production nucléaire d'électricité, dès lors que l'objectif politique constant, de Hollande à Macron, est de faire passer celle-ci de 75 % de la production totale à 50 % d'ici à 2025, objectif clairement indiqué dans la loi de transition énergétique votée en 2015.

Mais ce qui reste méconnu de l'opinion publique, c'est le coût réel d'un tel choix. L'investissement nucléaire, réalisé dans les années 1970, est largement amorti. Comme le montre notamment l'exemple des États-Unis, la vie de ces centrales peut être prolongée d'une vingtaine d'années, voire davantage, par des travaux dits «de grand carénage», nécessaires pour renforcer encore la sécurité.
Si l'on renonce à cette prolongation pour un tiers des outils existants, en leur substituant, comme l'indique la loi sur la transition énergétique de 2015, des installations éoliennes et accessoirement photovoltaïques, cela coûtera, en termes d'investissement, un surplus de 93 milliards d'euros (estimation par un groupe d'experts indépendants sur la base de celle de la Cour des comptes).
Encore ce chiffrage laisse-t-il de côté un élément fort important: dans le cas des centrales actuelles, le réseau de transport du courant est en place, tandis que pour desservir les 17.000 grandes éoliennes supplémentaires qui résulteraient de l'application de la loi sur la transition énergétique, il serait nécessaire de déployer de nouvelles lignes à haute tension dans tout le pays, avec le cumul d'inconvénients que l'on connaît, paysagers, sanitaires, financiers.
Au lieu d'affecter des dizaines de milliards d'euros à ces milliers d'éoliennes, la France aurait tout intérêt à consacrer cet argent au financement de vrais projets de réduction des rejets de CO2.
À qui appartiendrait-il de supporter cet énorme surcoût?
Comme d'habitude, à chaque consommateur final d'électricité, c'est-à-dire chacun d'entre nous, par le biais, d'une part, de la CSPE qui figure au bas de nos factures d'électricité et augmente sans cesse, d'autre part, de prélèvements nouveaux, déjà décidés, sur tous les combustibles et carburants. Le président Emmanuel Macron a annoncé un doublement du nombre des éoliennes durant son quinquennat. En pratique, cet objectif est déjà atteint, du fait des implantations décidées avant son élection, qui seront mises en service d'ici à 2022.

Il s'agit donc de «coups partis», dont les consommateurs ne pourront malheureusement pas éviter de faire les frais. Le véritable enjeu, ce sont les engins supplémentaires que l'on voudrait décider à partir de maintenant, d'une grande hauteur, et en très grand nombre, pour une mise en service après 2022. C'est ce gigantesque gaspillage aujourd'hui programmé qu'il faut absolument éviter. Au lieu d'affecter des dizaines de milliards d'euros à ces milliers d'éoliennes, la France aurait tout intérêt à consacrer cet argent au financement de vrais projets de réduction des rejets de CO2, tels que l'isolation des bâtiments, la promotion de la voiture électrique ou hybride, la promotion, à l'exemple de pays d'Asie, des scooters électriques et la recherche-développement dans d'autres secteurs d'énergies renouvelables comme la filière bois, la biomasse industrielle, la récupération de la chaleur des eaux usées…
La taxe carbone, aujourd'hui à l'étude, aurait l'avantage de frapper le CO2 là où il est effectivement dégagé, notamment dans les transports et le chauffage des bâtiments, plutôt que de continuer à le chercher dans la production d'électricité, alors qu'il n'y est plus que de manière résiduelle.
Les prochains mois seront sans doute décisifs.

Allons-nous amplifier le gâchis éolien actuel, par habitude, par idéologie et/ou par prévarication, ou bien serons-nous capables de mener un combat courageux, efficace et technologiquement d'avant garde contre la dégradation du climat?
Désormais il faut choisir, la France n'ayant pas les moyens de faire les deux à la fois.

* La fédération européenne des associations de protection et de mise en valeur du patrimoine
culturel.

MERCI AEST

source:
http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2017/08/27/31007-20170827ARTFIG00119-denis-de-kergorlay-tres-cheres-eoliennes.php

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L’association France Nature Environnement (FNE) assigne en justice EDF Energies Nouvelles. Les
militants reprochent à l’entreprise de ne pas avoir mis en place les moyens suffisants pour lutter contre
les dizaines de morts d’oiseaux, dont certains d’espèces protégées, causées par un parc d’éoliennes de
l’Hérault.
Les éoliennes tueuses d’oiseaux sont dans le viseur de France Nature Environnement
(FNE). L’association a publié début août un communiqué qui annonce que l’association va
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assigner EDF Energies Nouvelles devant le Tribunal de Grande Instance de Nanterre pour
ce dossier.

« Au cœur de l’Hérault, à quelques kilomètres à l’Ouest de Montpellier, se trouve le causse
d’Aumelas, vaste vallon couvert de garrigue et ponctué d’escarpements rocheux. Cet espace
naturel à la beauté à couper le souffle est un lieu privilégié du développement pour
l’alimentation et la reproduction d’oiseaux parmi les plus remarquables de l’avifaune fran-
çaise » commence le communiqué, bucolique jusqu’à ce qu’il entre dans le cœur du sujet. «
Mais dans le causse d’Aumelas, le faucon n’est pas seul : c’est en effet le lieu d’installation
d’un important parc éolien de trente-et-un aérogénérateurs, dont le gestionnaire est EDF
Energies Nouvelles.

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Source:
http://www.economiematin.fr/news-eolienne-oiseau-risque-faune-animaux-sauvage-critique-plainte-edf-fne-rse

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